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Diversité au travail

Des candidats HAYS racontent leur recherche d'emploi - #DiversityWorks

« Que faire ici si vous ne parlez pas le Néerlandais? »

En août dernier, Klevis Koci (28) quitte l’Albanie pour la Belgique. Dès son arrivée en Flandres il commence à chercher un nouvel emploi mais remarque rapidement que – vu sa connaissance limitée du Néerlandais – cela n’allait pas être évident de convaincre une société à l’embaucher.

Klevis Koci (28) suit des cours de Néerlandais depuis quelques mois mais préfère toutefois mener notre conversation en Anglais, langue qu’il parle couramment. Nous nous rencontrons après sa journée de travail. Travail qu’il a commencé fin février dans le département IT suite à une offre d’emploi du bureau de recrutement Hays. En tout, sa recherche d’emploi ne fût pas de longue durée : débarquant en Belgique en août il s’y mit tout de suite et fut embauché une demie année plus tard.

L’handicap de la langue

Depuis son arrivée en Belgique, Klevis, doté d’une bonne dose de motivation, suit des cours de Néerlandais : il y va 2 soirs par semaines immédiatement après son travail. Le Néerlandais étant une langue difficile à maitriser, il faut énormément d’efforts pour l’apprendre et Klevis comprend rapidement que, même avec un baccalauréat, une connaissance limitée de notre langue peut former un grand obstacle professionnellement.

Il contacte à peu près toutes les agences d’intérim et de recrutement mais reçoit toujours la même réponse : qu’ils ne pouvaient pas faire grand-chose pour lui car il ne parlait pas le Néerlandais. Beaucoup d’agences promettent toutefois de faire un effort en cherchant quelque chose qui convient à son profil mais décrochent rapidement. Parmi toutes ces réponses se trouvaient cependant quelques réactions positives : chez Hays on lui dit que même si la recherche n’allait pas être facile, ils allaient faire tout leur possible pour lui trouver un emploi.

Discrimination

Entre temps, Klevis décide de rester occupé et de soutenir sa famille financièrement. Il trouve un emploi intérimaire dans l’attente d’un travail fixe. Vu que la société en question est au courant de ses lacunes en Néerlandais, Il se dit que cela ne posera pas de problème, malheureusement il se trompe.

Après quelques jours de travail, Klevis remarque qu’on ne lui donne pas grand-chose à faire. « Souvent je passais le temps à contempler mon écran d’ordinateur car personne ne me disait quoi faire. » Il décide d’aborder le sujet avec son supérieur. « J’avais envie de travailler et j’ai donc demandé ce que je pouvais signifier pour l’entreprise. »

La réponse de son supérieur es une douche froide. « En fait, j’en ai aucune idée pourquoi vous êtes ici » disait-il. « Vous ne parlez même pas le Néerlandais ». Complètement atterré, Klevis retourne à son ordinateur jusqu’à la fin de la journée. Plus tard, il reste simplement à la maison.

Après la pluie…

Pas beaucoup plus tard, on lui propose un entretien auprès de la société où il sera finalement embauché. Son CV leur avait été envoyé par l’agence de recrutement Hays. Contrairement aux autres fois, le Néerlandais de Klevis ne forme pas un problème et après l’entretien il reçoit une proposition de contrat qu’il accepte avec plaisir.

« Ce fut un soulagement de ne pas être jugé sur ma connaissance limitée du Néerlandais. » dit-il. « J’ai l’habitude d’entendre : ‘Nous ne pouvons pas vous aider car vous ne parlez pas assez bien le Néerlandais.’ Cependant, l’approche de Hays est différente : ‘Vu que votre Néerlandais n’est pas parfait, notre travail devient plus difficile. Ceci veut dire que nous devons adapter notre méthode.’ C’est une mentalité qui s’est avérée efficace ! »